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La chaufferie collective d’Encagnane

Question Orale posée par Charlotte de BUSSCHÈRE
lors du Conseil Municipal du 28 septembre 2015 

A l’occasion du changement de DSP, la ville a souhaité moderniser sa chaufferie collective en passant de l’énergie fossile à l’énergie renouvelable (biomasse).

Est-il nécessaire de le rappeler, l’objectif premier visé était de répondre avant tout, aux besoins de raccordement en chauffage et eau chaude du Plan Campus mais aussi des projets de densification à venir, notamment des futures zones de l’Ensoleillée, de la Beauvalle et de la Constance, ainsi que du réaménagement urbain projeté du site des Phares et Balises. Ce projet de chaufferie dernière génération nous avait été présenté comme une innovation révolutionnaire de première classe, un projet d’exception exempt de toutes pollutions.

Or, c’était oublier la présence de riverains sans histoire qui vivaient jusqu’alors en toute sérénité et qui ont vu leur qualité de vie se dégrader avec l’accroissement de la circulation dans ce quartier, mais aussi, et pour ce qui nous concerne ici, l’aménagement de ce bâtiment d’envergure…

Aujourd’hui soumis à une pollution sonore et atmosphérique supplémentaires insupportables…  leur quotidien est devenu un enfer !

Depuis l’origine de ce nouvel aménagement en 2013, les services en charge de ce projet ont été alertés à de nombreuses reprises, par diverses sources (appels téléphoniques, mails, pétition,  courriers en RAR…), qui dénonçaient à la fois 2 types de nuisances difficiles à supporter au quotidien, soit :

  • D’une part, des nuisances environnementales d’ordre sanitaire caractérisées par : «  des rejets de fumée et d’odeurs âcres irritantes » et « les dépôts noirs de cendres sur les rebords de fenêtres et sur les véhicules stationnés à proximité »
  • D’autre part : une insupportable gêne acoustique caractérisée par : « Un bruit continu – de jour comme de nuit – tel un vrombissement d’avion, suffisamment fort pour être très nettement perceptible à travers du double vitrage ».

Les riverains sont arrivés aujourd’hui à un tel degré d’exaspération qu’il est urgent de réévaluer la compétence technique de COFELY dans le cadre de sa DSP.

En mai 2015, les services de la ville en accord avec le délégataire s’étaient engagés à réaliser une étude afin d’établir un diagnostic officiel « origines nuisances sonores ». Qu’en est-il à ce jour ? Quid des 4 documents auxquels il a été fait référence et qui mettent en évidence les façades impactées par le bruit ? Enfin, qu’en est-il du « calendrier de mise  en œuvre » des actions à réaliser promis par les services en charge de ce projet ?

Mme Le Maire, vous l’aurez compris, à ce niveau d’incommodité et de désagrément, ce dossier est devenu une affaire de Santé Publique qui s’inscrit dans le cadre plus général de la pollution atmosphérique et des nuisances sonores continues que supportent douloureusement vos administrés de ce secteur de la ville. Il est donc devenu urgent d’apporter des solutions techniques efficaces, rassurantes, rapides et radicales.

D’où ma question :

Quelles solutions sont-elles préconisées pour pallier toutes ces nuisances et  permettre aux riverains de vivre décemment, en toute sérénité, sans gênes sanitaires ni sonores, dès lors que la période de chauffe s’ouvre dans 15 jours ?

Pour ce qui concerne la pollution environnementale :

Les riverains demandent :

Une nouvelle analyse des mesures et prélèvements de l’air et des émanations  de fumées à réaliser par l’organisme AIRPACA. Non pas cette fois à 400 mètres, comme cela a déjà été réalisé, mais bien à proximité, voire au pied des résidences de la Figuière.

La présence d’un responsable de la Mairie à titre « d’observateur » sur le site, lors des protocoles de « mises en marche et arrêt » de la chaufferie.

Enfin, un correctif officiel du compte-rendu de la dernière réunion du comité de suivi du 16 juin 2015, mentionnant les interventions faites sur les problèmes des nuisances sonores et les réserves émises quant aux rejets intempestifs de fumées noirâtres et irritantes constatés.

Enfin et pour clore cette intervention, il nous apparaît nécessaire d’associer les résidents de la Figuière au comité de suivi « chauffage urbain ». A cet effet, je vous serais reconnaissante de bien vouloir officialiser ce jour, l’enregistrement des noms de ses représentants, soit : Mr Beynet et Mme Mercadal.

Remerciements.

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