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Parkings : pouvoir piloter notre politique de transports !

Intervention d’Hervé GUERRERA,
lors du Conseil Municipal du 2 mai 2016

En ce qui concerne la vente des parkings je voudrais, pour ma part, intervenir sur quatre points.

  1. S’il est un domaine qui justifie la création de la métropole c’est bien celui des transports. La thrombose automobile de ce territoire d’Aix-Marseille Provence atteint des niveaux totalement insupportables. Les pertes économiques, les conséquences sanitaires des pollutions induites se chiffrent en millions d’euros et en milliers d’existences abrégées et de souffrances exacerbées. Il appartient à ce territoire de faire émerger des plans de déplacement enfin cohérents et donc à la bonne échelle celle de la métropole. En ce sens les parkings sont des éléments actifs qui participent pleinement à la politique de déplacements. Les soustraire à la ville d’Aix-en-Provence c’est les éloigner de la métropole, c’est fragiliser la future politique de déplacements dont nous avons tant et urgemment besoin.
  2. Il existe une tendance démocratiquement insupportable à déposséder le conseil municipal de ses prérogatives ; Nous l’avons perçu à propos de la création du fonds de mécénat ou vu dans le débat relatif à l’aménagement des places. Nous la touchons du doigt avec ce dossier : Vendre les parkings c’est priver l’assemblée communale des comptes rendus d’exploitation annuels ; c’est, alors que la politique de stationnement est dans notre cité plus que sensible s’exonérer de choix à débattre devant les aixois. La politique à mettre en place dans les parkings en favorisant les résidents et en surtaxant les véhicules qui devraient se cantonner aux parkings relais mérite un débat devant l’ensemble des citoyens. Seule la représentation municipale, l’actuelle comme celles à venir, est légitime pour le mener. La politique de stationnement ne doit pas devenir un outil aux mains des seuls techniciens. Elle doit résulter de choix démocratiques fait par les aixois.
  3. Vendre un bien public, fut ce à une société d’économie mixte, c’est l’aliéner. C’est oublier que ces investissements ont été réalisés avec l’argent des aixois dont vous voulez aujourd’hui amputer le patrimoine. La société d’économie mixte, tout en rendant hommage à son travail et à celui de ses techniciens, n’est pas là ville. Elle n’est pas soumise aux mêmes contraintes et n’a pas à répondre aux mêmes exigences législatives qu’une représentation communale.
  4. La vente de biens publics, que ce soit des logements, de parkings ou de tout autre élément sont des opérations « one shot » comme on ne dit pas en occitan. Si elle couvre des besoins de court terme elle vient aussi et artificiellement, l’analyse des budgets nous l’a montré, pallier des dépenses immédiates. Ces ventes ne sont en rien une solution pérenne, une réponse adéquate aux besoins d’investissement de ce territoire. Elles résultent d’une vision à courte vue que nous n’approuvons pas.

Pour toutes ces raisons, et celles précédemment exposées nous voterons contre cette proposition d’alénation.

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